english
Gunhild Tuschen
L’étrange
J’y vais
Je l’accepte
et poursuis
Asile
L’étrange est là
sans cesse
1991

Mes œuvres vivent grâce aux lignes. Des lignes qui cherchent,
douces, rapides, fortes, fugitives, intenses comme une coupure;
elles esquissent des espaces, des figures, des relations.
L’énergie, le jeu entre la distance et la proximité, le processus
d’aller au cœur des choses, voilà ce qui m’intéresse.
Naturellement, j’aime les couleurs, elles sont essentielles à la vie.
Je peins ce que je vois, ce que je perçois. Ni plus, ni moins.

Une grande famille, c’est un bon laboratoire. Toutes les relations,
les attitudes, les conflits, les conversations, le non verbal, les règles,
les sentiments, les mensonges, les désirs, les tragédies de la vie...
Quelle école et quelle base pour mon travail!
J’étais la petite; inaperçue, je pouvais faire mes observations.
Mon enfance, ma source. Les paysages, mes tantes, mes sœurs...
Ce sont les chemins que l’on retrouve dans mes œuvres.